Jean Todt, né en 1946, a fait l’essentiel de sa carrière dans le domaine du sport automobile. Après avoir été copilote dans les courses de rallye, il a connu ses plus grands succès en tant que directeur de la Scuderia Ferrari dans le championnat de Formule 1.

Après avoir été le président de la FIA (Fédération Internationale de l’Automobile), il a été nommé envoyé spécial pour la sécurité routière auprès du secrétaire général des Nations Unies. C’est dans le cadre de cette mission que Jean Todt est venu en visite au Cameroun.

Un rapport afin d’améliorer la sécurité routière au Cameroun

L’arrivée de Jean Todt, en tant qu’envoyé spécial chargé de la sécurité routière, s’est faite le 21 août dernier.

Son objectif est de présenter aux responsables du pays tout un ensemble de proposition afin de renforcer les dispositifs de sécurisation routière.

Selon les données du ministère des Transports, en moyenne le Cameroun verrait le décès de 1200 concitoyens chaque année dans des accidents de la route. La question de la prévention de ces décès est donc devenu un enjeu essentiel pour le pays qui souhaite prendre en main ce problème.

Ainsi via la visite de Jean Todt, l’ONU (Organisation des Nations Unies), il s’agit véritablement pour le pays d’avoir la possibilité de faire un bilan de la situation de ses routes, de la prévention et de la formation des conducteurs.

Des rencontres sont prévues avec les responsables en charge de la sécurité routière au Cameroun.

Selon Jean Todt, «90% des accidents sur les routes sont dus à des erreurs humaines. Donc, il faut, avant tout, que les conducteurs sachent respecter les réglementations (…) Le problème d’accidents sur les routes est un problème d’éducation, d’application des lois, de l’état des véhicules, des infrastructures routières et la rapidité des secours en cas d’accident. Ce sont des choses simples qui, si elles sont appliquées, diminueront drastiquement le nombre de victimes sur les routes ». Il propose ainsi une approche pédagogique. « Le Cameroun a envie de progresser et d’améliorer sa situation. Pour moi, c’est capital qu’un pays africain important veuille s’engager pour améliorer la sécurité routière », a-t-il précisé.

Le déplacement de l’ancien directeur de l’écurie Ferrari fait partie du plan que l’ONU souhaite appliquer pour la Décennie d’Action pour la sécurité routière 2011-2020 qui a été adopté en 2010. Il s’agit pour l’ONU de prévenir une augmentation des morts sur les routes au niveau mondial qui pourrait passer de 1,3 million de décès à plus de 1,9 million en 2020.